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1° Assimilation du cours
Vous rédigerez une consigne d’écriture complète en expliquant vos choix, vos objectifs (résoudre un problème de groupe, satisfaire des attentes…) et la place de cette consigne dans le contexte de votre atelier d’écriture (début, milieu, fin d’atelier), en joignant le cas échéant un ou des textes d’auteurs, des exemples.

J’ai choisi de traiter le premier atelier d’écriture que je vais proposer. Mon objectif est de permettre aux participants du groupe de se connaître, de comprendre les modalités de fonctionnement du groupe. Cet atelier va également me permettre de connaître les motivations de chacun et leurs attentes respectives face à l’écriture. Ainsi, je pourrais plus facilement adapter mes prochains ateliers et mettre en place une progression dans mes propositions d’écriture.
S’agissant d’une première consigne d’écriture, il y aura peu d’attente technique. L’objectif est de permettre à chacun de s’exprimer sans trop de difficulté pour favoriser l’écriture. Cet atelier devra également permettre de créer un climat de confiance.

Dans cet atelier, il y aura trois consignes d’écriture.

1/ Vous avez toutes et tous décidé de rejoindre cet atelier dédié à l’écriture et je vous en remercie. L’atelier d’écriture c’est un lieu de créativité, de partage et d’échanges. Chacun d’entre nous a sa propre expérience de l’écriture, des motivations et des objectifs personnels. Afin de faire connaissance avec chacun d’entre vous, je vous propose un atelier de connaissance de l’écrivain que vous êtes. Cet atelier sera réalisé en trois parties, qui correspondront à trois consignes d’écriture différentes.

A la fin du XIXe siècle, Proust découvre, venu d’Angleterre, un jeu permettant aux questionnés de dévoiler leurs goûts et leurs aspirations. Toujours avec esprit, il s’y essaie plusieurs fois. Aujourd’hui, « le questionnaire de Proust » est utilisé dans les entretiens d’embauche, le « coaching », ou comme jeux littéraires. Il permet aux personnes de se présenter de manière plus fine, plus drôle, originale.

Version de Proust

Réponses de Proust vers 1890 

Ma vertu préférée.

Le besoin d’être aimé et, pour préciser, le besoin d’être caressé et gâté bien plus que le besoin d’être admiré.

La qualité que je préfère chez un homme.

Des charmes féminins.

La qualité que je préfère chez une femme.

Des vertus d’homme et la franchise dans la camaraderie.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.

D’être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.

Mon principal défaut.

Ne pas savoir, ne pas pouvoir « vouloir ».

Mon occupation préférée.

Aimer.

Mon rêve de bonheur.

J’ai peur qu’il ne soit pas assez élevé, je n’ose pas le dire, j’ai peur de le détruire en le disant.

Quel serait mon plus grand malheur ?

Ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.

Ce que je voudrais être.

Moi, comme les gens que j’admire me voudraient.

Le pays où je désirerais vivre.

Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.

La couleur que je préfère.

La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.

La fleur que j’aime.

La sienne— et après, toutes.

L’oiseau que je préfère.

L’hirondelle.

Mes auteurs favoris en prose.

Aujourd’hui Anatole France et Pierre Loti

Mes poètes préférés.

Baudelaire et Alfred de Vigny 

Mes héros dans la fiction.

 Hamlet 

Mes héroïnes favorites dans la fiction.

Bérénice 

Mes compositeurs préférés.

Beethoven, Wagner, Schumann 

Mes peintres favoris.

Léonard de Vinci, Rembrandt 

Mes héros dans la vie réelle.

M. Darlu, M. Boutroux 

Mes héroïnes dans l’histoire.

Cléopâtre 

Mes noms favoris.

Je n’en ai qu’un à la fois.

Ce que je déteste par-dessus tout.

Ce qu’il y a de mal en moi.

Les personnages historiques que je méprise le plus.

Je ne suis pas assez instruit.

Le fait militaire que j’admire le plus.

Mon volontariat !

Le don de la nature que je voudrais avoir.

La volonté, et des séductions.

Comment j’aimerais mourir.

Meilleur— et aimé.

Mon état d’esprit actuel.

L’ennui d’avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.

Les fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.

Celles que je comprends.

Ma devise favorite.

J’aurais trop peur qu’elle ne me porte malheur.

Durant les 30 minutes d’écriture dont vous disposez, il vous est suggéré d’écrire 5/6 questions sur l’écriture (motivation, habitude, sentiments, expériences…) et d’y répondre sur le modèle du questionnaire de Proust afin de nous faire découvrir l’écrivain que vous êtes.

A l’issue de cette rédaction, nous passerons à la deuxième consigne.

2/ A partir des réponses de votre questionnaire de Proust sur l’écriture, vous rédigerez une devise sur l’importance de l’écriture pour vous. (15 minutes)

Présentation de l’illustration de Ben : J’écris donc je suis. (impossible d’insérer l’image)

« L’écriture est un des remèdes à l’ennui ». Raymond Queneau, Les pensées (1903-1976)

« L’écriture est la peinture de la voix ». Voltaire, Le Dictionnaire philosophique (1764)

« Ecrivez ! Noircir le papier est idéal pour s’éclaircir l’esprit ». Aldous Huxley

« L’écriture n’est rien de plus qu’un rêve guidé ». Jorge Luis Borges

3/ Enfin, vous aurez 45 minutes pour rédiger un texte, en vers ou en prose, d’une vingtaine de lignes, pour expliquer quelles sont vos motivations, ce qui déclenche le besoin ou l’envie d’écrire chez vous. Votre devise devra être insérée dans votre texte.

Extrait du Journal d’Anne Franck, Edition Le Livre de Poche, page 15 :
C’est une sensation très étrange, pour quelqu’un dans mon genre, d’écrire un journal. Non seulement je n’ai jamais écrit, mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s’intéressera aux confidences d’une écolière de treize ans. Mais à vrai dire, cela n’a pas d’importance, j’ai envie d’écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j’ai sur le cœur une bonne fois pour toutes à propos d’un tas de choses. Le papier a plus de pertinence que les gens : ce dicton m’est venu à l’esprit par un de ces jours de légère mélancolie où je m’ennuyais, la tête dans les mains, en me demandant dans mon apathie s’il fallait sortir ou rester à la maison et où, au bout du compte, je restais planter là à me morfondre. Oui, c’est vrai, le papier a de la patience, et comme je n’ai pas l’intention de jamais faire lire à qui que ce soit ce cahier cartonné paré du titre pompeux de Journal, à moins de rencontrer une fois dans ma vie un ami ou une amie qui devienne l’ami ou l’amie avec un grand A, personne n’y verra probablement d’inconvénient. 
Me voici arrivée à la constatation d’où est partie cette idée de journal ; je n’ai pas d’amie. 

2° Selon le bon principe que : « Il faut descendre de son piédestal et faire soi-même, pour comprendre ce que l’on demande à autrui.  L’animateur doit entretenir une relation vivante avec la langue écrite. » (Babel heureuse, Alain André, Ed Syros), écrivez une parabole de l’apprentissage de l’atelier d’écriture.

Marie écrivait depuis de nombreuses années. Ca avait commencé à l’école avec son journal intime, puis avec les cours de français, elle avait commencé à écrire des poèmes, de petites nouvelles et même une fois une pièce de théâtre. Elle aime ces moments à elle où elle s’enferme dans sa chambre. Bien souvent elle commence toujours pas s’allonger sur son lit, ses yeux se ferment lentement et comme un mobile pour enfants, les personnages arrivent à elle et tournent dans son esprit jusqu’à ce qu’elle en fasse une histoire.

Alors qu’elle pense ne plus progresser, que son style et ses idées sont tristes, elle passe des heures devant son cahier à essayer de trouver l’idée qui fera d’elle un véritable écrivain. Depuis le temps qu’elle essaie, il serait temps qu’elle produise quelque chose de bien ! Fatiguée par ses ratures, ses déceptions et toutes ces pages arrachées, elle s’endort, épuisée, sur son bureau.

Pleine d’une profonde déception, c’est un rêve étrange qui lui vient. Ou plutôt quatre moutons qui virevoltent dans sa tête. L’un d’entre eux demande aux autres : « j’ai beau essayer, je n’arrive pas à sauter ». Amusés, les trois autres lui répondent que c’est normal de ne pas savoir sauter à son âge. A force d’essayer, il finira par y arriver. Le petit mouton redouble d’effort et passe des heures et des heures à sauter. Il finit par s’épuiser mais n’arrive qu’à décoller de quelque centimètres du sol.

« Vous m’aviez pourtant dit qu’il fallait que j’essaie et que j’y arriverai. C’est faux. Je suis nul et n’arriverais jamais à sauter. »

Les trois autres moutons essaient de le consoler. « Tu es dur avec toi. Apprendre à sauter est une étape de ta vie qui va te demander des efforts, beaucoup de pratique et quand tu y arriveras, tu te souviendras de ces larmes et tu en riras. Pour te rassurer, nous allons t’aider et te faire un programme d’entrainement. Et si nous n’arrivons pas à te faire sauter, tu auras le droit de te moquer de nous. D’accord ? ».

Le petit mouton retrouva le sourire et le courage. Il suivit scrupuleusement tous les conseils que les autres moutons lui donnaient. Chaque jour, il devait réaliser un exercice différent. Mais contrairement aux autres fois, on lui demandait d’abord de réfléchir à ce qu’il allait faire. « Sauter demande de la préparation », disaient certains. Alors, il regardait, il réfléchissait, il analysait. Ensuite, il réalisait l’exercice proposé en s’attachant à y mettre toute la confiance en lui qu’il pouvait. Et enfin, il écoutait les remarques positives comme négatives des autres, avant de recommencer et de s’améliorer.

Les progrès se faisaient sentir petit-à-petit. Le petit mouton trouvait que ça n’allait pas assez vite mais tenait parole et gardait toute confiance envers les autres moutons. Le temps filait vite malgré tout, occupé qu’il était à progresser. Et sans s’en rendre compte, un jour qu’il jouait avec les autres moutons, c’est lui qui inventa le jeu de saute-mouton en bondissant au-dessus de chacun d’eux.

3° Vous réaliserez des retours sur le texte placé en annexe.

C’est dommage que nous n’ayons pas eu la consigne d’écriture du texte.

Je n’ai pas bien compris l’objectif de ce texte ni son évolution. Il manque des informations nécessaires à la bonne compréhension du texte. Pourquoi se fait-il agresser par ces deux personnages ? Quel est le point de départ ? Une simple agression gratuite qui dégénère ainsi ? On ne comprend pas non plus pourquoi il réagit aussi violemment et projette tant de violence. Que vient faire également son passé de prisonnier dans cette histoire ? Est-ce une manière de justifier sa réponse violente ?

La chute est plutôt drôle et efficace. Mais elle aurait du être mieux amenée. La fin est trop rapide, on se demande qui ressent la douleur évoquée.

Il faut retravailler le texte et notamment définir une progression plus rigoureuse et plus cohérente. Replacer l’infidélité de sa femme semble essentiel. Ca serait la cause de son énervement et de la violence qu’il souhaite infliger. Mais le narrateur nous dit que c’est aussi lié à son passé… Qui est vraiment Antoine ? Que ressent-il ? Quelles sont ses motivations premières ?

4° Analyse de pratique : libre expression concernant l’élaboration de vos consignes et de vos retours sur les textes. Vous évoquerez vos habitudes ainsi que les modifications que vous entendez y apporter à la suite de la lecture de ce cours.  

Je ne peux pas répondre à cette question, actuellement je n’anime pas d’atelier.

5° Expression libre : commentez ce cours ! Apportez votre éclairage et posez des questions.

Cours encore une fois très intéressant.

Les difficultés que j’ai rencontrées :

  • Comment trouver des extraits de textes précis qui correspondent à notre consigne ? Dans la masse de livres que j’ai lu, même si j’arrive à me souvenir d’un ouvrage qui correspondrait à ma consigne, c’est très difficile de trouver l’extrait précis. Nous ne pouvons pas relire tous les livres pour préparer notre atelier. Quelles techniques pouvons-nous utiliser ? Peut-on avoir accès à une base de données d’extraits en fonction du sujet traité ?
  • Je m’interroge beaucoup sur ma posture pendant que les participants rédigent. Je sais que je dois rester disponible et les aider en cas de difficultés, mais quand ils sont en train d’écrire, que faire ? Attendre simplement ?

J’ai trouvé que les extraits repris dans le cours étaient trop nombreux pour une fois et ne facilitaient pas forcément la bonne compréhension du cours.

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